
Imaginez un monde où chaque élève a accès à des outils numériques sophistiqués pour enrichir son apprentissage. Pourtant, en République démocratique du Congo (RDC), la réalité est bien différente. En effet, l’accès à l’information via le numérique reste un défi majeur pour le système éducatif. Le gouvernement congolais s’est donné pour mission d’inscrire l’éducation numérique dans son processus de modernisation d’ici la rentrée scolaire 2026-2027.
Les défis persistants de l’accès au numérique
Il convient de souligner que le chemin vers cette transition numérique est semé d’embûches. Les écoles congolaises font face à des obstacles considérables, notamment l’accès limité à l’électricité, aux équipements informatiques et à Internet. Selon le rapport “Diagnostic de l’éducation numérique en RDC”, il n’y a qu’un ordinateur pour 150 élèves, un chiffre qui souligne la disparité entre les établissements urbains et ruraux. En outre, seulement 44% des écoles urbaines ont un accès fiable à l’électricité, contre 19% dans les zones rurales.
Un accès inégal aux ressources
Pour les élèves, la capacité d’accéder à l’information, de rechercher des cours en ligne ou de se connecter à des ressources pédagogiques est cruciale. Sans ces infrastructures de base, l’intégration des technologies avancées reste un rêve lointain. À cela s’ajoute la problématique de la couverture réseau, insuffisante pour garantir une connexion Internet efficace dans les établissements scolaires.
Un cadre politique pour soutenir la transformation numérique
Le gouvernement a adopté en juin 2026 la Politique nationale des technologies de l’information et de la communication pour l’éducation et la formation (TICEF). Cette politique vise à instaurer un cadre propice à l’intégration du numérique dans l’enseignement et la formation. Elle ouvre également la voie à l’utilisation de l’intelligence artificielle, une innovation qui nécessite que les enseignants et les élèves développent de nouvelles compétences.
Des ressources adaptées pour un apprentissage inclusif
Notons que cette politique ne se limite pas à la connectivité des écoles. En avril 2026, le ministère de l’Éducation, en collaboration avec l’UNESCO, a lancé dix modules de formation continue numérisés pour les enseignants. Ces contenus, conçus pour les environnements à faible connectivité, couvrent des matières telles que la lecture, l’écriture et les mathématiques. En parallèle, une stratégie pour les ressources éducatives libres a été adoptée, favorisant la création de contenus pédagogiques dans les quatre langues nationales.
Le chemin encore long vers une éducation numérique accessible
Malgré les efforts déployés, la RDC comptait fin 2025 environ 34,7 millions d’internautes, soit seulement 30,5% de la population. Ce chiffre illustre la nécessité de rendre Internet plus accessible pour devenir un véritable outil d’apprentissage. Le programme de transformation numérique, soutenu par la Banque mondiale, prévoit d’étendre le haut débit à 650 nouvelles communautés, d’améliorer la connexion de 1000 institutions publiques et de former 1000 enseignants aux compétences numériques. Vous l’aurez compris, la route est longue, mais l’engagement est bien réel.
- Accès à l’électricité et à Internet
- Infrastructures scolaires
- Formation des enseignants
Pourtant, chaque pas en avant est un pas vers un avenir où l’information numérique est à la portée de tous les élèves congolais. Intéressé par cette transformation? Suivez-nous pour plus d’actualités sur l’éducation numérique en Afrique.
























