
Imaginez un marché en plein essor, mais où les opportunités ne sont pas également réparties. C’est le cas du secteur des technologies climatiques, ou climatetech, en Afrique. L’information essentielle ici est que malgré une croissance impressionnante, ce marché reste dominé par quelques territoires et entreprises. En effet, un rapport récent de Briter Bridges, en partenariat avec Catalyst Fund et d’autres, met en lumière cette dynamique.
Un marché en pleine croissance mais inégalement réparti
Entre 2016 et 2025, les financements pour les climatetech africaines ont bondi de 206 millions USD à plus de 1,5 milliard USD. Pourtant, cette manne financière ne profite qu’à une poignée d’entreprises. Notons que les 20 sociétés les mieux financées ont capté 60% de ces fonds. Parmi elles, Sun King et d.light se démarquent.
L’énergie, secteur phare des climatetech
Sur le plan sectoriel, l’énergie représente environ 65% des financements climatetech. En comparaison, la mobilité n’en capte que 11%, bien que prometteuse. On observe ainsi une concentration des investissements sur quelques segments, tandis que d’autres, comme l’économie circulaire, peinent à tirer leur épingle du jeu.
Répartition géographique des financements
Le Kenya, suivi du Nigeria et de l’Afrique du Sud, domine le paysage. Ces trois pays concentrent 76% des financements du continent. Pourtant, d’autres nations, telles que le Ghana et l’Égypte, commencent à émerger grâce à des opérations ponctuelles de grande envergure. Vous l’aurez compris, la distribution des financements reste inégale.
Diversification des instruments de financement
Alors que les subventions et les prises de participation sont courantes, la dette et les instruments hybrides gagnent du terrain. En 2025, ces derniers constituaient près de la moitié de la valeur totale des financements. Cependant, le financement en fonds propres au stade précoce reste rare, limitant ainsi la croissance de nouvelles entreprises.
- L’énergie : 60% des capitaux déployés
- Mobilité : 11% des financements
- Kenya, Nigeria, Afrique du Sud : 76% des fonds
Une analyse au-delà des chiffres
Le rapport va au-delà des chiffres en proposant une analyse inspirée par l’économiste Carlota Perez. Selon ce modèle, la production d’énergie serait la plus avancée vers la maturité, tandis que la mobilité électrique légère est en pleine ascension. Cela soulève une question cruciale : quel type de financement l’Afrique climatetech nécessite-t-elle réellement ?
En conclusion, bien que le secteur climatetech en Afrique soit en pleine expansion, il reste beaucoup à faire pour équilibrer les opportunités. Les investisseurs et les décideurs doivent collaborer pour optimiser les ressources et soutenir un développement durable et équitable. Et vous, quel rôle pourriez-vous jouer dans cet écosystème en mutation ?






















