• Trending
L’Afrique compte-t-elle 54, 55 pays… ou plus ?

L’Afrique compte-t-elle 54, 55 pays… ou plus ?

7 août 2021
Pourquoi les deux Congo portent-ils le même nom ?

Pourquoi les deux Congo portent-ils le même nom ?

22 mai 2024
Le tourisme sexuel en Afrique, entre tabous et instrumentalisation

Le tourisme sexuel en Afrique, entre tabous et instrumentalisation

27 septembre 2021
Zelensky

Les présidents africains boudent Volodymyr Zelensky

24 mai 2024
Black Axe

[Gangs d’Afrique] « Black Axe », la mystérieuse mafia nigériane

24 mai 2024
Hassan Maroc

Maroc : l’héritier Hassan III, portrait craché de son grand-père ?

24 mai 2024
Philippe Simo

[Série] Les arnaqueurs d’Afrique : Philippe Simo, le « beau parleur » entrepreneur

24 mai 2024
Elections Afrique 2022

2022, année d’élections et d’incertitudes en Afrique

2 janvier 2022
La plume et l’épée : l’Emir Abdelkader

La plume et l’épée : l’Emir Abdelkader

22 mai 2024
D’où viennent les meilleures dattes d’Afrique ?

D’où viennent les meilleures dattes d’Afrique ?

9 mai 2021
L’armement de l’Ukraine par les Américains passe par le Maroc

L’armement de l’Ukraine par les Américains passe par le Maroc

24 mai 2024
Qui est Bernard Lugan, le « Monsieur Afrique » d’Eric Zemmour ?

Qui est Bernard Lugan, le « Monsieur Afrique » d’Eric Zemmour ?

24 mai 2024
samedi 2 mai 2026
  • S'identifier
Afrique Chronique
No Result
View All Result
  • Accueil
  • À la uneLIVE
  • Culture
  • Économie
  • L’Edito
  • Politique
  • Société
  • Africa Tech
  • Sport
DERNIÈRES ACTUS
  • Accueil
  • À la uneLIVE
  • Culture
  • Économie
  • L’Edito
  • Politique
  • Société
  • Africa Tech
  • Sport
No Result
View All Result
Afrique Chronique
No Result
View All Result
Accueil Chronique

Esclavage : ce que les États-Unis peuvent apprendre de l’Afrique en matière de réparations

Dans Chronique
A A
0
Esclavage : ce que les États-Unis peuvent apprendre de l’Afrique en matière de réparations
1.4k
ACTIONS
2k
VIEWS
Partager sur FacebookPartager sur Twitter

Alors que les Etats-Unis se préparent à s’excuser pour l’esclavage, pour l’historien Kwasi Konadu, les USA doivent s’inspirer de l’Afrique pour indemniser les Afro-Américains.

Quelque 156 ans après l’abolition officielle de l’esclavage, un vote adopté le 14 avril par la commission judiciaire de la Chambre des représentants des États-Unis pourrait conduire à la création d’une commission de 15 personnes, chargée de présenter des « excuses nationales » pour l’esclavage, d’étudier ses effets à long terme et de soumettre des recommandations au Congrès sur la manière d’indemniser les Afro-Américains.

Tout projet de loi fédéral sur les réparations a de grandes chances d’être rejeté en raison de l’opposition des Républicains ; il s’agit toutefois de la plus grande avancée depuis qu’un projet de loi similaire a été introduit il y a plus de 30 ans. Ainsi, la représentante démocrate du Texas Sheila Jackson Lee y voit une étape nécessaire sur le « chemin de la justice réparatrice ».

Alors que les États-Unis débattent des réparations pour les descendants de l’esclavage, l’examen de la pratique de certains pays africains en la matière pourrait aider à dégager une voie à suivre, selon mes recherches sur l’histoire et la diaspora africaines.

Les réparations incomplètes de l’Afrique du Sud

Aux États-Unis et dans le monde, les arguments en faveur des réparations tournent principalement autour des compensations financières. Mais un examen plus approfondi des efforts de réparation actuels illustre les limites des programmes axés uniquement sur cet aspect.

En Afrique du Sud, Nelson Mandela et son parti, le Congrès national africain (ANC), ont créé une Commission vérité et réconciliation (CVR) en 1995, dès leur arrivée au pouvoir. Cette commission a enquêté sur les violations des droits humains commises durant près de cinq décennies d’apartheid, alors que le système législatif imposait des lois ségrégationnistes et perpétuait la violence raciste.

La commission a mis en place un programme de réparations, recommandant dans son rapport final de 2003 que les victimes de l’apartheid reçoivent chacune l’équivalent d’environ 3 500 dollars US sur six ans. Mais la commission a stipulé que seules les personnes qui avaient témoigné devant elle des injustices de l’apartheid – soit environ 21 000 personnes – pouvaient y prétendre, alors que quelque 3,5 millions de Sud-Africains noirs ont souffert sous le régime de l’apartheid.

Le successeur de Mandela, Thabo Mbeki, a effectué un versement unique, de 3 900 dollars, en 2003. Depuis, les gouvernements sud-africains n’ont effectué aucun paiement supplémentaire aux personnes ayant témoigné ou à d’autres victimes de l’apartheid. Aucun des gouvernements de l’après-Mandela n’a non plus jugé les responsables du système de l’apartheid. La structure du pouvoir qui a soutenu l’apartheid est restée largement intacte.

L’Afrique du Sud est la société la plus inégalitaire du monde, selon la Banque mondiale. Les Blancs constituent la majorité des élites riches, tandis que la moitié de la population noire sud-africaine vit dans la pauvreté. Le fait d’ignorer les dommages sociaux et économiques plus larges causés par l’apartheid – les inégalités de revenus, les terres non restituées saisies par les Blancs, les infrastructures communautaires médiocres – a empêché des millions de personnes ayant subi des violences d’être considérées comme des victimes. Elles ne recevront peut-être jamais de réparations.

L’effort sous-financé de la Sierra Leone

À peu près au même moment où l’Afrique du Sud a créé sa Commission vérité et réconciliation, la Sierra Leone, pays d’Afrique de l’Ouest, a entrepris un effort similaire pour faire face aux conséquences de ses dix années de guerre civile. La guerre civile en Sierra Leone, qui a duré de 1991 à 2002, a tué au moins 50 000 personnes et en a déplacé 2 millions d’autres. En 2004, la Commission vérité et réconciliation a recommandé des mesures de réparation pour les survivants.

Elle a recommandé des allocations, des soins de santé gratuits et des avantages en matière d’éducation pour les amputés, les personnes gravement blessées, les veuves de guerre et les survivants de violences sexuelles. Les gouvernements de Sierra Leone ont longtemps ignoré ces recommandations mais, en 2008, la pression exercée par la plus grande organisation de survivants du pays, l’Amputee and War-Wounded Association, et une subvention de 3,5 millions de dollars du Fonds de consolidation de la paix des Nations unies, ont relancé cet effort.

Cependant, au lieu de mettre en œuvre les mesures de réparation plus complètes préconisées par la CVR, le gouvernement de la Sierra Leone a versé en 2008 à chacun des 33 863 survivants enregistrés un paiement unique de 100 dollars. Les Nations unies ont par la suite accordé quelques petits paiements, des prêts et des formations professionnelles à d’autres survivants au cours des années suivantes.

Après avoir interrogé des survivants de la guerre civile en Sierra Leone, l’Institut de recherche sur la paix de Francfort a conclu en 2013 que le programme de réparation de la Sierra Leone avait échoué. Il a pointé du doigt le nombre élevé de victimes, le financement limité et les épidémies de santé publique comme Ebola qui ont rendu les réparations moins prioritaires.

Réparations par le biais des tribunaux

Dans d’autres pays africains, les survivants des atrocités coloniales ont demandé réparation par le biais des tribunaux.

En 2013, des survivants kényans ont saisi les tribunaux britanniques pour demander des réparations. Le gouvernement britannique a reconnu que « les Kényans ont été soumis à la torture et à d’autres formes de mauvais traitements aux mains de l’administration coloniale » et a accepté de verser 19,9 millions de livres sterling – 27,6 millions de dollars – en compensation à quelque 5 000 survivants âgés. Mais le gouvernement a bloqué les paiements, et les Kényans ont ensuite exigé plus que ce qui avait été offert.

En Allemagne, une action en justice similaire visant à obtenir des réparations pour le massacre des Hereros par les Allemands en 1904-1908 dans la Namibie coloniale reste controversée. Les négociations se poursuivent.

Repenser les réparations à travers l’Afrique

Des groupes représentant des nations africaines et caribéennes ont proposé d’autres façons de penser l’esclavage colonial et la violence raciale à l’origine de ces efforts de réparation.

En 2019, l’Union africaine – un organe politique régional composé de 55 pays africains – a défini la justice réparatrice comme la réparation des « pertes subies » dans toutes les circonstances où les droits de l’homme ont été violés. Cela inclut les réparations financières – le document politique met l’accent sur le soutien matériel à la reconstruction des maisons et des entreprises endommagées par des régimes coloniaux oppressifs. Mais il appelle également les pays membres à penser au-delà de l’argent et à envisager des mesures de réparation visant à guérir les traumatismes et à instaurer une justice sociale plus large.

Une grande partie de la réflexion de l’Union africaine s’aligne sur le plan de réparation en 10 points de la Commission des réparations de la Caricom, basée dans les Caraïbes et établie en 2013. Ce plan prévoit l’annulation de la dette des pays des Caraïbes fondée sur l’esclavage colonial et le droit pour les descendants d’Africains du monde entier de retourner dans une patrie africaine, s’ils le souhaitent, par le biais d’un programme de réinstallation soutenu par la communauté internationale.

Pour ces groupes, les réparations ne sont pas seulement une question d’argent – c’est un plaidoyer pour une restauration collective, pour récupérer quelque chose au nom de ceux qui ont perdu leur force travail ou leur vie au profit de puissants gouvernements et institutions blancs.

À travers l’esclavage et la domination coloniale, l’Afrique a perdu une partie de sa population. Mais le continent a également perdu une main-d’œuvre qualifiée, de la créativité et des innovations. Ces avantages ont été transférés aux sociétés coloniales – et leur récupération reste en jeu pour l’Afrique et les descendants d’Africains dans le monde entier.


La traduction vers la version française a été assurée par le site Justice Info.The Conversation

Kwasi Konadu, professeur à la Colgate University.

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Tags: a la uneCulture

Related Posts

top 10 armées Afrique 2024
Chronique

Classement 2024 des puissances militaires en Afrique

20 octobre 2024
Top 10 des présidents les plus diplômés d'Afrique
À la une

Top 10 des présidents les plus diplômés d’Afrique

14 juin 2024
Comment naissent les tempêtes de sable ?
Chronique

Comment naissent les tempêtes de sable ?

17 mars 2022
Article suivant
Football : Karim Benzema, la rédemption ?

Football : Karim Benzema, la rédemption ?

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Notre sélection

Cameroun: arrivé à Yaoundé, le pape Léon XIV appelle à «briser les chaînes de la corruption» image principale

Cameroun: arrivé à Yaoundé, le pape Léon XIV appelle à «briser les chaînes de la corruption»

2 semaines ago

Entre jihadistes et rebelles au Mali, des agendas divergents mais un ennemi commun

5 jours ago

Cameroun: arrivé à Yaoundé, le pape Léon XIV appelle à «briser les chaînes de la corruption»

2 semaines ago

Pourquoi le Programme avec le Sénégal “tarde” : Le chef du Département Afrique du FMI révèle

2 semaines ago

African Lion 2026 : le Maroc et les États-Unis lancent à Agadir le plus grand exercice militaire d’Afrique

5 jours ago

Face aux attaques jihadistes au Mali, l’Alliance des Etats du Sahel en mauvaise posture

5 jours ago
Obama mise sur le basket pour promouvoir les Etats-Unis en Afrique

Obama mise sur le basket pour promouvoir les Etats-Unis en Afrique

5 ans ago
COP26 : le Bassin du Congo, un enjeu africain… et planétaire

COP26 : le Bassin du Congo, un enjeu africain… et planétaire

5 ans ago

Etape symbolique du pape Léon XIV dans l'épicentre du conflit anglophone à Bamenda au Cameroun

2 semaines ago
information image principale

L’Information au Cœur de l’Innovation Financière en Afrique

2 semaines ago
No Result
View All Result

Highlights

Les États-Unis veulent récupérer «des données cliniques et biologiques qui permettent de fabriquer des vaccins ou des médicaments» : Enjeux et Controverses

Crise diplomatique à Madagascar : l’information en question

RDC: le vice-Premier ministre Shabani face à la défiance de députés de sa propre majorité politique

Les rebelles aux portes de Bamako, la France appellent ses ressortissants à quitter le Mali

À Abidjan, les freins au marché commun en Afrique de l’Ouest au cœur de réunions initiées par la Cédéao

Révolution de l’information en formation médicale en Afrique

Trending

Cameroun: ce que l’on sait de la mort d’au moins 15 personnes dans un village du Nord-Ouest image principale
À la une

Cameroun: ce que l’on sait de la mort d’au moins 15 personnes dans un village du Nord-Ouest

Par admin
29 avril 2026
0

Un bruit sourd résonne dans la région du Nord-Ouest du Cameroun. Pourtant, ce n'est ni le tonnerre...

information image principale

L’importance de l’information dans la formation commerciale en Afrique

29 avril 2026
information image principale

L’Information Numérique en Guinée : Un Catalyseur pour les Entreprises

29 avril 2026
Les États-Unis veulent récupérer «des données cliniques et biologiques qui permettent de fabriquer des vaccins ou des médicam

Les États-Unis veulent récupérer «des données cliniques et biologiques qui permettent de fabriquer des vaccins ou des médicaments» : Enjeux et Controverses

29 avril 2026
information image principale

Crise diplomatique à Madagascar : l’information en question

29 avril 2026
Toute l'actualité
  • Afrique du Sud
  • Algérie
  • Angola
  • Bénin
  • Botswana
  • Burkina Faso
  • Burundi
  • Cameroun
  • Cap-Vert
  • Centrafrique
  • Comores
  • Côte d'Ivoire
  • Djibouti
  • Égypte
  • Érythrée
  • Éthiopie
  • Gabon
  • Gambie
  • Ghana
  • Guinée
  • Guinée-Bissau
  • Guinée équatoriale
  • Kenya
  • Lesotho
  • Liberia
  • Libye
  • Madagascar
  • Malawi
  • Mali
  • Maroc
  • Maurice
  • Mauritanie
  • Mozambique
  • Namibie
  • Niger
  • Nigeria
  • Ouganda
  • République du Congo
  • RD Congo
  • Rwanda
  • São Tomé-et-Príncipe
  • Sénégal
  • Seychelles
  • Sierra Leone
  • Somalie
  • Soudan
  • Soudan du Sud
  • Swaziland
  • Tanzanie
  • Tchad
  • Tunisie
  • Togo
  • Zambie
  • Zimbabwe

Maghreb & Moyen-Orient

  • Algérie
  • Égypte
  • Libye
  • Maroc
  • Mauritanie
  • Moyen-Orient
  • Tunisie

Afrique de l’Ouest

  • Bénin
  • Burkina Faso
  • Cap-Vert
  • Côte d’Ivoire
  • Gambie
  • Ghana
  • Guinée Conakry
  • Guinée-Bissau
  • Liberia
  • Mali
  • Niger
  • Nigeria
  • Sénégal
  • Sierra Leone
  • Togo

Afrique centrale

  • République centrafricaine
  • Cameroun
  • Gabon
  • Guinée équatoriale
  • République démocratique du Congo
  • République du Congo
  • Tchad
  • São Tomé-et-Principe

Afrique de l’Est

  • Burundi
  • Djibouti
  • Érythrée
  • Éthiopie
  • Kenya
  • Ouganda
  • Rwanda
  • Somalie
  • Soudan
  • Soudan du Sud
  • Tanzanie

Afrique australe et océan Indien

  • Afrique du Sud
  • Angola
  • Botswana
  • Comores
  • Lesotho
  • Madagascar
  • Malawi
  • Maurice
  • Mozambique
  • Namibie
  • Seychelles
  • Eswatini
  • Zambie
  • Zimbabwe
  • Qui sommes nous
  • Offres d’emploi
  • Horaires de Prière
  • Contact

© Afrique Chronique 2026

No Result
View All Result
  • Accueil
  • À la une
  • Culture
  • Économie
  • L’Edito
  • Politique
  • Société
  • Africa Tech
  • Sport

© 2026 Afrique Chronique

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Create New Account!

Fill the forms below to register

All fields are required. Log In

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In

Add New Playlist