Dans un geste à la fois symbolique et révélateur de son engagement, Souley Onohiolo, figure emblématique du journalisme au Cameroun, a décidé de ne plus se raser la barbe tant que son pays n’aura pas de nouveau gouvernement. Cette décision, inattendue pour certains, s’inscrit dans un contexte politique tendu où l’attente d’un changement se fait pressante. En effet, depuis début novembre 2025, Onohiolo a troqué sa barbichette soignée pour une barbe en pleine croissance, marquant ainsi son impatience et son désir de voir son pays avancer.
Un symbole de protestation silencieuse
La barbe de Souley Onohiolo n’est pas simplement un choix esthétique. Elle est devenue le symbole d’une protestation silencieuse contre l’instabilité politique qui perdure au Cameroun. À cela s’ajoute la frustration grandissante des citoyens face à une situation bloquée. Le journaliste, connu pour sa plume acérée, utilise maintenant son apparence comme un moyen d’expression. “C’est une façon pour moi de montrer que nous ne devons pas accepter l’inacceptable”, affirme-t-il.
Le contexte politique actuel
Pour comprendre le geste d’Onohiolo, il convient de se pencher sur le contexte politique actuel du Cameroun. Depuis les dernières élections, le pays semble être dans une impasse. Les négociations pour former un nouveau gouvernement traînent en longueur, laissant la population dans l’incertitude. Pourtant, l’attente d’un gouvernement stable est cruciale pour le développement du pays. Les citoyens, tout comme les journalistes, expriment leur impatience face à cette situation.
- Un taux de chômage en hausse
- Des infrastructures en déclin
- Une confiance en berne envers les institutions
Une démarche inspirante pour d’autres citoyens
Onohiolo n’est pas le seul à manifester de manière originale. Son initiative a rapidement fait des émules, inspirant d’autres Camerounais à s’engager de façon pacifique. En effet, de nombreux citoyens ont commencé à adopter ce geste, montrant ainsi leur solidarité avec le journaliste. Ce mouvement gagne du terrain, illustrant le pouvoir des actions individuelles dans la lutte pour le changement.
Les réseaux sociaux, un amplificateur puissant
Les réseaux sociaux jouent un rôle crucial dans la diffusion de cette initiative. Chaque jour, de nouvelles photos de Camerounais laissant pousser leur barbe apparaissent en ligne, accompagnées de messages d’espoir et de détermination. Cette visibilité accrue permet de maintenir la pression sur les décideurs et de rappeler l’importance de la question. “Nous devons rester unis dans notre démarche”, déclare un utilisateur sur Twitter.
Des réactions diverses
La décision de Souley Onohiolo n’a pas manqué de susciter diverses réactions. Tandis que certains saluent son courage, d’autres se montrent plus sceptiques quant à l’efficacité de cette démarche. “Est-ce vraiment utile ?” se demandent certains observateurs. Notons que cette action, bien que symbolique, a le mérite d’attirer l’attention sur une situation qui ne peut plus durer.
Les critiques et les soutiens
Parmi les critiques, certains estiment que des actions plus concrètes sont nécessaires pour provoquer le changement. Cependant, les soutiens d’Onohiolo soulignent que chaque geste compte et que la sensibilisation est une étape clé. “Il ne s’agit pas seulement de politique, mais de montrer que nous voulons un avenir meilleur”, explique un autre journaliste.
Un appel à l’action
Vous l’aurez compris, au Cameroun, un journaliste réputé laisse pousser sa barbe tant que son pays n’a pas de nouveau gouvernement. Ce geste, à la fois personnel et collectif, est un appel à l’action pour tous ceux qui souhaitent voir le Cameroun sortir de l’impasse. Pour soutenir cette initiative, partagez ce message, engagez-vous à votre manière et restez informés. Ensemble, nous pouvons faire la différence.


















