Un proverbe africain dit que « celui qui a planté un arbre avant de mourir n’a pas vécu inutilement ». L’Égypte, avec sa volonté de se positionner en leader du numérique, semble avoir bien compris cette leçon. En effet, le pays avance à grands pas pour développer ses infrastructures de données, un domaine où l’Afrique est encore sous-équipée. Dès lors, il n’est pas surprenant de voir l’Égypte multiplier les initiatives pour rattraper ce retard.
Information sur les investissements égyptiens dans les données
Le lundi 15 mai, l’Autorité nationale de régulation des télécommunications (NTRA) a donné le feu vert à Hassan Allam Digital Infrastructure and Data Center Solutions pour l’établissement d’un centre de données en Égypte. En collaboration avec la société technologique A15, ce projet prévoit un investissement initial de 400 millions USD. C’est un premier pas dans un programme ambitieux destiné à évoluer dans les années futures. Ce centre de données, respectant les standards internationaux, est conçu pour fournir des services d’hébergement de données, de cloud computing et des solutions pour l’intelligence artificielle. Il vise à servir aussi bien les administrations publiques que les institutions financières et les entreprises locales et internationales.
Les centres de données : un maillon essentiel
Notons que cette licence est la dixième accordée par la NTRA en seulement deux ans. Cela démontre une accélération notable du développement de ce secteur en Égypte. Les autorités perçoivent désormais les centres de données comme essentiels à la transformation numérique et à la souveraineté technologique du pays. À cela s’ajoute une stratégie nationale dédiée spécifiquement à ces infrastructures et aux services de cloud computing.
Les ambitions égyptiennes : un carrefour numérique
Avec sa position géographique stratégique au croisement de l’Afrique, de l’Europe et de l’Asie, l’Égypte mise sur ses infrastructures de télécommunications pour devenir une plateforme régionale d’échange de données. L’objectif est d’attirer davantage d’investissements dans les services numériques. En parallèle, le pays nourrit de grandes ambitions en matière d’intelligence artificielle. La stratégie nationale vise à augmenter la part des technologies numériques et de l’IA à 7,7 % du PIB d’ici 2030.
- Contribution des technologies numériques au PIB d’ici 2030 : 7,7 %
- Valeur économique potentielle générée par l’IA : 42,7 milliards USD
Répondre à une demande régionale croissante
En outre, les infrastructures développées en Égypte ne se contenteront pas de répondre aux besoins locaux. Elles visent également à satisfaire une demande régionale croissante en matière d’hébergement de données et de services cloud. La montée en flèche de l’intelligence artificielle, du commerce électronique et de la transformation numérique des entreprises alimente ces besoins en capacités de stockage et de calcul.
Vous l’aurez compris, l’Égypte est en train de semer les graines d’une révolution numérique qui pourrait bien changer la donne pour tout le continent africain. Restez informés et suivez de près ces développements qui pourraient avoir des répercussions bien au-delà des frontières égyptiennes.













