
Imaginez un monde où la transparence financière devient la norme. Au Kenya, cette vision se concrétise progressivement grâce à la révolution numérique qui touche les marchés publics. En effet, ces derniers représentent près de 30 % du PIB national, soulignant l’importance cruciale d’une gestion efficace. L’information est au cœur de cette transformation.
Un Système Électronique pour une Meilleure Information
Le Trésor national du Kenya a récemment imposé une date butoir, le 30 septembre, pour l’intégration complète des systèmes électroniques de passation des marchés publics (e-GP) avec le Système intégré de gestion financière (IFMIS) par les 47 gouvernements de comté. Cette directive, annoncée par John Mbadi, le secrétaire du Cabinet au Trésor, vise à améliorer le contrôle des dépenses publiques.
Les Objectifs de l’Intégration
La plateforme e-GP, déjà largement utilisée pour numériser le processus d’achat public, doit désormais s’interconnecter avec l’IFMIS. Ce lien permettra de suivre le cheminement des fonds publics, de l’allocation budgétaire au paiement des fournisseurs. Vous l’aurez compris, l’objectif est d’assurer une plus grande transparence et de réduire les risques de manipulation manuelle.
- Amélioration de la transparence
- Réduction de la corruption
- Optimisation de la gestion budgétaire
Défis et Résistances Face à la Modernisation
Pourtant, tout n’est pas un long fleuve tranquille. La réforme a rencontré des résistances, notamment de la part du Conseil des gouverneurs. Ces derniers critiquent un déploiement jugé trop rapide et les perturbations engendrées dans certains services. Malgré cela, en février 2026, plus de 900 entités publiques avaient déjà adopté la plateforme e-GP.
Les Enjeux Économiques et Sociaux
Il convient de souligner que cette initiative ne se limite pas à une simple modernisation administrative. La Banque mondiale a relevé que l’opacité dans l’attribution des marchés publics favorise la corruption. Un renforcement de la transparence pourrait permettre au Kenya d’économiser au moins 0,3 % de son PIB chaque année.
À cela s’ajoute la nécessité d’une intégration réussie dans les 47 comtés. Les précédentes étapes ont déjà mis en lumière les difficultés techniques rencontrées par certaines administrations locales. L’avenir nous dira si le défi sera relevé dans les délais impartis.
Conclusion : Un Avenir Numérique Prometteur
Notons que le Kenya est en bonne voie pour révolutionner la gestion de ses marchés publics grâce à l’information numérique. Ce projet ambitieux pourrait servir de modèle pour d’autres nations africaines. Restez informés et suivez avec nous les prochaines étapes de cette transformation majeure.
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