
Imaginez un pays qui, en l’espace de trois ans, double ses recettes fiscales sans augmenter les impôts. La Gambie, à travers une stratégie de digitalisation de son administration fiscale, y est parvenue. Le ministre des Finances et des Affaires économiques, Seedy Keita, a révélé une hausse impressionnante des recettes fiscales, passant de 11 milliards à 25 milliards de dalasis entre 2022 et 2025. Mais comment cette petite nation a-t-elle pu accomplir cette prouesse sans alourdir la charge fiscale des contribuables ?
Une transformation numérique efficace
En effet, la clé réside dans une série de réformes numériques. Le ministre Keita, lors d’une interview sur l’émission Coffee Time with Peter Gomez, a souligné l’importance de ces innovations. Parmi elles, l’introduction du système ASYCUDA World pour gérer les douanes, les timbres fiscaux numériques, et la technologie de marquage des carburants. À cela s’ajoute la digitalisation de la taxation des revenus locatifs ainsi que la facturation électronique de la TVA. Chaque mesure a permis de combler les fuites fiscales, augmentant les recettes de manière spectaculaire.
Le rôle de l’information dans la collecte des impôts
Notons que l’Autorité des recettes de Gambie (GRA) ne s’arrête pas là. Elle se prépare au lancement du Système intégré d’administration fiscale (ITAS), qui facilitera l’enregistrement, la déclaration et le paiement des impôts en ligne. Cette avancée vise à réduire la charge administrative tout en minimisant les erreurs. Il convient de souligner que ces réformes ont également une portée internationale.
Une reconnaissance internationale bien méritée
Les institutions financières internationales, comme le FMI et la Banque mondiale, ont salué les efforts de la Gambie. Lors de l’approbation de la cinquième revue de la Facilité élargie de crédit, elles ont reconnu l’importance de ces réformes pour la résilience économique du pays.
- Intégration de systèmes numériques avancés
- Réduction des erreurs et des coûts administratifs
- Soutien des organisations internationales
Pourtant, la Gambie ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Le pays vise à atteindre 27,5 milliards de dalasis en recettes fiscales d’ici 2026. Vous l’aurez compris, l’information est au cœur de cette transformation économique. Elle permet de mieux gérer et optimiser la collecte des impôts, jetant ainsi les bases d’une croissance durable.
Conclusion : Un modèle à suivre
Alors, que peuvent apprendre d’autres pays africains de l’expérience gambienne ? Avec des investissements judicieux dans la technologie, l’information et la transparence, il est possible de stimuler la croissance économique sans alourdir le fardeau fiscal. La Gambie nous offre un exemple inspirant d’innovation au service du développement. Pourquoi ne pas envisager d’adopter des stratégies similaires ailleurs ?
























