Parfois, on se demande comment les choses en sont arrivées là. « Utilisé comme un mouchoir jetable » : au Kenya, la classe politique exploite la jeunesse pauvre au service de la violence. Cette phrase résonne comme un écho inquiétant dans les ruelles des quartiers défavorisés de Nairobi. En effet, pour quelques euros, des jeunes désœuvrés deviennent les pions d’un échiquier politique souvent teinté de violence. Mais comment en est-on arrivé là ?
Le marché des faux sympathisants
Il n’est pas rare de croiser, dans les meetings politiques kenyans, des foules de jeunes acclamant des discours enflammés. Pourtant, une partie de cette foule est souvent constituée de faux sympathisants, engagés pour la journée. Pour environ trois euros par tête, des politiciens peu scrupuleux louent ces jeunes, non seulement pour gonfler les rangs, mais aussi pour créer une illusion de popularité. C’est pourquoi la jeunesse pauvre est devenue une ressource facile à exploiter.
Un phénomène enraciné
Ce n’est pas d’hier que la jeunesse kenyane se trouve « utilisée comme un mouchoir jetable ». Depuis des décennies, la pauvreté a forcé de nombreux jeunes à accepter des emplois temporaires, souvent illégaux, pour survivre. Ainsi, la location de faux sympathisants n’est que la partie visible de l’iceberg.
- Manipulation des besoins économiques
- Absence d’opportunités d’emploi
- Violence institutionnalisée
La violence, un outil politique
Au-delà de leur rôle de figurants, ces jeunes sont parfois embauchés comme hommes de main pour attaquer les camps adverses. À cela s’ajoute l’usage de la violence pour influencer les opinions et les résultats électoraux. Avec peu d’espoir d’un meilleur avenir, ces jeunes n’ont souvent d’autre choix que de se plier aux exigences de leurs employeurs politiques.
Conséquences pour la jeunesse
Les conséquences d’une telle exploitation sont nombreuses. La jeunesse kenyane, déjà en proie à des difficultés économiques, se retrouve piégée dans un cycle de violence et de précarité. Pourtant, il existe des initiatives visant à offrir des alternatives. Mais le chemin vers le changement est encore long.
Vers un changement possible ?
Peut-on espérer un jour voir la fin de cette exploitation ? Notons que des organisations locales et internationales œuvrent pour sensibiliser les jeunes et leur offrir des opportunités d’éducation et d’emploi. Il convient de souligner que la pression internationale peut également jouer un rôle clé dans la dénonciation de ces pratiques.
Le rôle de la société civile
Les ONG et les mouvements citoyens tentent de changer la donne. En effet, leur travail consiste à créer des espaces de dialogue et à lancer des campagnes de sensibilisation pour alerter l’opinion publique. Vous l’aurez compris, le changement nécessite une mobilisation collective.
En conclusion, la phrase « Utilisé comme un mouchoir jetable » : au Kenya, la classe politique exploite la jeunesse pauvre au service de la violence, est un triste reflet d’une réalité complexe. Pour inverser cette tendance, il est crucial d’agir sur plusieurs fronts. Que ce soit par l’éducation, la création d’emplois ou la pression politique, chaque action compte. Agissons ensemble pour un avenir meilleur.


















