
En plein cœur de l’Afrique australe, le Mozambique s’engage résolument sur la voie de la transformation numérique. Pourtant, une question persiste : comment un pays où 80 % de la population est encore privée d’accès à Internet peut-il surmonter cette fracture numérique ?
Une plateforme innovante pour l’information géospatiale
Les autorités mozambicaines ont fait un pas décisif en développant une plateforme nationale de planification de la couverture télécoms. Fondée sur des données géospatiales, cette solution vise à optimiser les investissements dans l’extension des réseaux. En effet, l’outil, présenté par l’Autorité de régulation des communications du Mozambique (INCM), permet de mieux cerner la couverture des réseaux mobiles à travers le pays.
Partenariats stratégiques
Le projet repose sur une collaboration internationale. La société américaine Esri, spécialisée dans les systèmes d’information géographique (SIG), et la société lituanienne Cellular Expert, apportent leur expertise pour renforcer la transparence et l’efficacité de cette initiative.
- Identification des zones non couvertes
- Support aux politiques publiques
- Amélioration de l’accès aux services numériques
Objectifs ambitieux pour l’avenir numérique
Le programme « Internet Para Todos », prévu pour mars 2025, vise à transformer le paysage numérique du Mozambique. C’est pourquoi il prévoit de porter la pénétration de la téléphonie mobile à 80 % et d’étendre la couverture du territoire à 95 % d’ici 2030. Un pari audacieux qui nécessite des efforts colossaux.
Statistiques actuelles et projections
Les chiffres actuels, fournis par l’Union internationale des télécommunications (UIT), montrent que les réseaux 2G couvrent 87 % de la population, tandis que la 3G et la 4G atteignent respectivement 85 % et 60 %. La 5G, quant à elle, est encore balbutiante avec seulement 5 % de couverture.
Impact sur les consommateurs et les politiques
Outre l’amélioration de la transparence, cette plateforme offre aux consommateurs la possibilité de vérifier la couverture des opérateurs et de signaler directement à l’INCM les problèmes rencontrés. À cela s’ajoute l’appui aux politiques publiques, renforçant ainsi la régulation grâce à des données fiables.
Vous l’aurez compris, le chemin est encore long pour combler la fracture numérique au Mozambique. Cependant, ces initiatives montrent une volonté claire de transformation qui pourrait bien faire basculer le pays vers une ère numérique prospère.
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